Entre 15 avril et le
4 juin 1989, la place Tiananmen
à Pékin
fut le théâtre de
manifestations pacifiques en faveur de la démocratie
en Chine. Étudiants, intellectuels et ouvriers
dénonçaient par milliers la corruption et exigeait
des réformes politiques tout en vénérant la
Déesse de la Démocratie.
La contestation s'étendit à la plupart des grandes
villes de l'Empire du Milieu. Les grèves de la faim en
vinrent à se succéder sur la grand place de la
capitale chinoise.
Le 20 mai 1989, le République
populaire de Chine proclamait l'état de siège. Le 4
juin suivant, c'était la répression sous les
chenilles des chars.
Sur la photo de référence, on
voit l'image historique d'un jeune contestataire qui fait, seul,
front à une colonne de blindés de l'Armée
populaire de Libération.
S'il est clair que l'intervention fit un assez grand
nombre de victimes, leur nombre varie nettement suivant les
sources. Le gouvernement Chinois donne 300 morts dont 23
étudiants, les sources occidentales et la Croix Rouge
chinoise suggèrent de 2600 à 3000 morts (pour la
seule ville de Pékin, aucune donnée n'est disponible
pour les affrontements en province).
S'en est également suivi une vaste
répression politique et des emprisonnements en
série.
Aujourd'hui Washington exhorte Pékin à
libérer les prisonniers de
Tiananmen.
Selon France 2, Les États-Unis ont exhorté mardi la Chine
à donner un bilan complet du massacre de la place Tiananmen
en 1989.
Washington appelle aussi
Pékin à libérer tous les prisonniers
politiques détenus depuis 19 ans, a indiqué le
porte-parole du département d'État, Sean McCormack,
à la veille du 19ème anniversaire de la
répression sanglante des manifestations
étudiantes.
50 à 200 personnes seraient toujours
derrière les barreaux depuis ces événements.
(voir aussi Le Point & Aujourd'hui la
Chine)
Et on ne peut que se
joindre aux exhortations des dirigeants américains sachant
que Pékin s'est engagé devant le CIO à
respecter l'idéal olympique ce dont la Communauté
internationale a été conduite à douter
après les récents événements au Tibet
ainsi que la condamnation de citoyens chinois en raison de leur
liberté d'opinion et de pensée.
Alors en ce 4 juin 2008, brandissons bien haut l'idéal
olympique et l'idéal représenté par la
Déesse de la Démocratie assassinée ce
jour-là à Pékin sur la grande place de la Paix
céleste .....
Rangzen avec Libre
Opinion.
4 juin 1989: le Déesse de la Démocratie assassinée sur la la Place Tiananmen. posté le mercredi 04 juin 2008 10:16
Le Falun Gong accuse la Chine de génocide ! posté le vendredi 30 mai 2008 10:37
En Espagne, une plainte est en cours d'instruction contre sept dirigeants chinois pour crimes contre l'humanité. Cette plainte concerne les victimes de la répression au Tibet estimées à 1.2 million disparus et la destruction passée de 90% du patrimoine culturel tibétain par le régime de Pékin.
Mais avant même les Tibétains, ce sont les Chinois eux-mêmes qui ont tenté de clouer au pilori universel leurs propres dirigeants en les accusant de génocide contre les adeptes du Falun Gong ou Falun Dafa, une organisation de gymnastique traditionnelle chinoise et de méditation qui connaît un vif succès dans l'Empire du Milieu.
Pouvons-nous fermer les yeux sur le génocide et les crimes contre l'humanité dont se déclarent victimes et les Tibétains et les citoyens chinois ?
Le Falun Gong écrit à l'Ambassadeur de France en Espagne.
Le 16 février 2004, les adeptes espagnols du Falun Gong protestent auprès de l’Ambassadeur de France à Madrid contre l’intervention de la police parisienne visant des manifestants de l’organisation venus d’Espagne, d'Allemagne, du Danemark, d'Angleterre, des États-Unis et de Taiwan faire entendre leur voix dans la capitale du pays des droits de l’homme à l’occasion de la visite officielle du Président Hu Jintao entre les 24 et 26 janvier précédents.
Dans leur lettre au plénipotentiaire de la République, les adeptes du Falun Gong expriment leur mécontentement face au « comportement déplacé, déraisonnable et illégal de la police française».
En cette occasion, le Falun Gong insiste sur le fait qu’entre autres, la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, la Commission des Droits de l'Homme de l'UE, Amnesty International et Human Rights Watch International, « ont confirmé la brutale persécution contre plus de cent millions d'innocentes personnes en Chine. »
La lettre évoque des « tortures à mort y compris des femmes, des personnes âgées et des enfants» et estime à « presque 900 » les décès survenus suite à la "brutale persécution" évoquée. Les détentions qualifiées d’illégales porteraient sur plus de 200.000 citoyens chinois. Cent million d’entre eux auraient été victimes de « cette persécution à grande échelle » constituant « le génocide le plus vaste et le plus pervers depuis la Seconde Guerre Mondiale. ».
Le Falun Gong accuse l’ancien Président Jiang Zemin d’être « directement responsable de ce génocide à grande échelle » et précise que « des poursuites criminelles ont déjà été intentées aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, à Taiwan et en Corée contre Jiang pour Génocide, Crimes de Torture et Crimes Contre l'Humanité ». (Source: Clearharmony)
D’où l’on peut conclure que, depuis 2004 à tout le moins, les autorités françaises ne peuvent plus ignorer le « génocide » dont quelque « cent millions » de Chinois auraient été victimes et les poursuites engagés par le Falun Gong pour obtenir réparation.
Le Falun Gong poursuit les dirigeants chinois depuis 1999.
Le 23 décembre 2007, la presse espagnole révèle que la justice de nos voisins ultra-pyrénéens ordonnait d’enquêter sur les crimes contre le Falun Gong imputés à deux dirigeants chinois, l’ex-président Jiang Zemin et Luo Gan, qualifié de « véritable cerveau de la Gestapo chinoise » (sic) en qualité de vice-directeur Bureau de Contrôle du Falun Gong (aussi dénommé 6/10).
En effet, le 15 octobre 2003 le Falun Gong déposait une plainte devant la justice espagnole qui, après un rejet initial en raison de l‘absence de victimes espagnoles, venait donc d’être entérinée par la plus haute juridiction espagnole, le Tribunal constitutionnel suite à un recours introduit par quinze plaignants.
Cette affaire était dès lors jointe à la plainte aux mêmes chefs concernant deux autres dirigeants chinois, Jia Qinglin et Wu Guangzhen, plainte qui, elle, faisait déjà l’objet d’investigations de la part de l’Audience nationale d’Espagne.
Selon les plaignants, leur avocat s’attachera à faire en sorte que les accusés soient mis à la disposition de la justice espagnole dusse-t-on faire appel à INTERPOL ou au FBI pour les arrêter à l’occasion d’un éventuel déplacement de leur part hors des frontières de la Chine.
Le Falun Gong fait remonter à avril 1999 l’origine des faits criminels reprochés, date à laquelle Jiang Zemin donne trois consignes à son PolitBuro contre les fidèles de l’organisation chinoise : “Diffamez les adeptes”, “Ruinez-les économiquement”, “Éliminez-les physiquement”. (Source: Clearharmony)
Le Falun Gong a entamé plus de 15 procédures dans le monde entier.
En fait, le procès espagnol contre Jiang Zemin et Luo Gan est le 16e procès international intentés dans 13 pays ces deux années passées contre de hauts fonctionnaires chinois ou corps gouvernementaux pour leurs rôles dans la persécution du Falun Gong, si l’on en croit la littérature mise en ligne par cette organisation.
Lit-on : C'est le 3eme procès international qui vise Jiang Zemin et le 8eme procès qui vise Luo Gan et/où le “ Bureau 6-10 ”.
Apparemment, dès août 2000, le Falun Gong a tenté d’engager une procédure contre l’ex-président Jiang Zemin. C’était en Chine. Pour seule réponse, les deux avocats chargés du dossier de la plainte, l’un de Pékin, l’autre de Hong Kong, furent mis sous les verrous ! L’avocat hongkongais écopa d’une condamnation à 5 ans de prison tandis que l’avocat pékinois était remis en liberté pour raisons médicales.
Dès lors, fait valoir l’avocat espagnol du Falun Gong, “Les Conventions des Nations Unies sont claires sur cette question : Si la justice ne peut pas être servie dans les pays où les infractions présumées de génocide et torture ont lieu, c'est la responsabilité de la communauté internationale de s’y atteler.” (Source: Clearharmony)
Et, à l’évidence, la Justice espagnole lui a donné raison.
Le Falun Gong témoigne devant la Justice espagnole.
Le 20 juin 2006, la Cour Suprême espagnole entérinait les poursuites judiciaires suite à la plainte des 15 adeptes du Falun Gong .
Le 30 juillet 2007, trois adeptes du Falun Gong, Zhao Ming, Dai Zhizhen et Chen Ying, réfugiés respectivement en Irlande, en Australie et en France, témoignaient devant le juge Ismaël Moreno à l'Audiencia Nationale d'Espagne.
Ces victimes présumées ont, selon le quotidien espagnol « Vingt Minutes », fait état de « tortures cruelles » comme « l’électrocution« ou bien « la privation de sommeil ».
Zhao Ming a, pour sa part, déclaré : "J'ai été menotté à une chaise et plusieurs policiers me battaient lorsque je fermais les yeux." Selon ce témoin, la police chinoise force aussi les adeptes arrêtés à « rester debout pendant plus de dix heures avec les mains tenant les pieds ».
Dai Zhizhen a allégué l’assassinat de son mari par les autorités chinoises « pour avoir parlé en faveur du Falun Gong » et l’existence d’un « réseau de persécution « aux mains » de Pékin « à travers le monde ».
Chen Ying, arrêtée trois fois sans raison, emprisonnée dans un camp de rééducation par le travail, allègue un divorce forcé et un « examen interne de ses organes afin de voir si elle était apte au prélèvement d'organes. » (Source:Clear Harmony).
Il est clair que l'on ne peut rester les yeux fermés et les bras croisés face aux gravissimes accusations proférées par et les Tibétains et les Chinois contre les dirigeants chinois.
Et que toute la lumière devra être faite sur le génocide censément commis et contre les Tibétains et les Chinois eux-mêmes.
Rangzen.
Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l'humanité. posté le mardi 27 mai 2008 19:20
Le 28 juin 2005, une plainte est déposée devant la justice espagnole contre l'ancien président chinois Jiang Zemin et l'ancien premier ministre chinois Li Peng, ainsi que les secrétaires du PCC au Tibet entre 1971 et 1980, Ren Rong, entre 1980 et 1985, Yin Fatang, entre 1992 et 2001, Chen Kuiyan, le ministre du planning familial dans les années 1990, Deng Deyun, et le chef de la Sécurité chinoise également responsable de la Police Armée Populaire à la même époque, Qiao Shi.
Cette plainte est redevable au Comité de soutien au Tibet (Comite de Apopyo al Tibet), à la Fondation Maison du Tibet à Barcelone et à Thubten Wangchen, citoyen espagnol d’origine tibétaine qui dirige la fondation catalane.
Son objet est le génocide censément commis par les autorités chinoises au Tibet où , selon les plaignants, plus d’un million de Tibétains ont été assassinés ou sont morts aux mains du gouvernement chinois et où plus de 90% des institutions religieuses et culturelles furent détruites.
Le 5 octobre 2005, la justice espagnole affirme formellement sa compétence universelle en matière de génocide et de crimes contre l'humanité.
Le 10 janvier 2006, la justice espagnole donne son feu vert à la plainte pour "génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain".
Le 5 juin 2006, l’instruction de la plainte contre sept dirigeants chinois pour génocide au Tibet dans les années 1980 à 1990 est entamée à Madrid sous la houlette du juge Ismaël Moreno de l’Audience nationale (principale instance pénale espagnole).
Le 19 mai 2008, trois moines tibétains sont entendus par le juge Ismaël Moreno: Palden Gyatso, auteur du témoignage « Le Feu sous la Neige », qui, arrêté en 1959, a passé 33 ans dans les geôles chinoises. Jampel Monlam, directeur-adjoint du Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie basé à Dharamsala en Inde, originaire du monastère de Drepoung. Baghdro, du monastère de Ganden et réfugié en Inde depuis plusieurs années.
Des commissions rogatoires ont été adressées à Londres et au Canada pour interroger des victimes et témoins des faits dénoncés par la plainte.
L’instruction étant en cours, il n’y a donc pas encore lieu à renvoi devant une juridiction de jugement et encore moins à verdict !
Pour « l’absence de moyens suffisants », les juges sont confrontés aux refus des autorités étrangères de leur laisser recueillir les déclarations des accusés dans les cas d’instruction de plainte pour génocide et crimes contre l’humanité comme au Guatemala, par exemple.
Il s’agit de complications procédurales.
En juin 2006, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Liu Jianchao, a traité les accusations de génocide de « totale diffamation » et de « mensonge absolu ». Pour le gouvernement chinois, les investigations du juge madrilène constitue une « ingérence dans les affaires intérieures » de la Chine.
C’est que la Juridiction suprême castillane a cette même année, ordonné à son Audience nationale d’enquêter sur le génocide et les tortures censément perpétrés entre 1999 et 2002, contre des membres du Falun Gong dont une quinzaine, en 2004, portèrent plainte contre le numéro quatre de la hiérarchie communiste chinoise, Jia Qinling, président de la Commission consultative du Peuple, auquel il est reproché l’assassinat de milliers de fidèles et l’emprisonnement de centaines de milliers d’autres dans des camps de travail.
Le Tribunal constitutionnel de la Couronne hispanique a jugé en 2005 que la Justice espagnole est compétente pour connaître des délits de génocide et des crimes contre l’humanité commis en dehors d’Espagne, même quand il n’y a pas de victimes espagnoles.
Affaire(s) donc à suivre …
Rangzen avec Libre Opinion.
Le dalaï-lama au Financial Times : « Oui, personnellement, je veux aller aux J.O. » posté le lundi 26 mai 2008 10:33
Le 24 mai 2008, une équipe éditoriale du « Financial Times » a rencontré le chef spirituel et temporel du Tibet à Nottingham en Angleterre pour une interview reproduite in extenso en date du 25 à 18:30 dans les colonnes en ligne du grand quotidien britannique.
A cette occasion le prix Nobel de la Paix 1989 s’est à nouveau exprimé sur une éventuelle invitation de la part de Pékin à assister aux prochains Jeux olympiques dans la capitale de l’Empire du Milieu.
« Oui, personnellement je veux y aller » a déclaré le hiérarque tibétain tout en assortissant cette réponse positive à certaines conditions.
Extraits de l’échange à ce sujet entre le journaliste Lionel Barber du « Financial Times » et le dalaï-lama ( voir la vidéo):
FT: Vous attendez-vous à vous rendre aux J.O., dalaï-lama?
DL: Oh, cela dépend de maints facteurs. Bien sûr, personnellement je veux y aller s’il m’arrive une invitation. Mais cela dépend de la situation au sein du Tibet et aussi de notre dialogue. Il y a encore deux mois. Dès lors, nous verrons.
FT: Avez-vous eu une claire invitation de la part des Chinois à assister aux J.O. ?
DL: Bien sûr il me faut prendre en considération tous les autres facteurs. Savoir si ma visite peut aider le peuple tibétain au Tibet, voilà la clef.
FT: Et dans quelles conditions une visite de votre part aux J.O. serait-elle une aide ?
DL: A ce moment, c’est difficile à dire. [Cela] dépend de la Chine, du gouvernement chinois. Donc, voyons la prochaine rencontre et le résultat qui en découlera. Alors nous pourrons juger.
FT: Et si il y avait un ou deux gestes, des gestes concrets, que les Chinois pourraient faire, quels seraient-ils pour résister à votre examen ?
DL: Donc, mettre un terme aux arrestations et à la torture au Tibet. Il faut que cela cesse. Ensuite on doit procurer une assistance médicale appropriée. Et le plus important, les médias internationaux doivent être autorisées à se rendre là-bas et à y investiguer de façon à ce que le tableau devienne clair.
Fin des extraits de l’interview du dalaï-lama par le « Financial Times ». Voire aussi "Le dalaï-lama admet que les Tibétains perdent confiance" sur Le Post par Libre Opinion d'après L'Express et le Financial Times.
Selon Reuters, le 15 mai 2008 à Berlin, le dalaï-lama trouverait difficile d'aller aux J.O. de Pékin selon des propos attribués au prix Nobel de la Paix par la télévision allemande jeudi suite aux déclarations d'un élu du parlement tibétain en exil selon lesquelles les Chinois auraient cherché à savoir si le dalaï-lama répondrait à une invitation dans ce sens.
« Si la situation reste telle qu'elle est maintenant et qu'il n'y a aucune amélioration, il serait fort difficile pour moi de m'y rendre »., le dalaï-lama a-t-il précisé à la ZDF dans une interview lors de sa visiter de cinq jours en Allemagne.
Selon ZDF, le dalaï-lama a déclaré que sans les troubles de Mars dernier au Tibet, il y aurait eu « une réelle possibilité de voyager là-bas (Pékin) et de se réjouir en cette grande occasion ».
Le 12 mai 2008 depuis Taipei capitale de la province dite « rebelle » de Taiwan, l'agence Reuters publiait une dépêche de Ralph Jennings selon laquelle « Un haut fonctionnaire chinois avait demandé si le dalaï-lama accepterait d'assister aux J.O. à Pékin afin d'apaiser les récentes tensions ».
Le journaliste de Reuters citait les déclarations d'un législateur du gouvernement tibétain en exil , ce même jour, dans la métropole formosane.
Selon ce membre du parlement tibétain en exil basé à Taipei, M. Khedroob Thondup, le prix Nobel de la Paix envisagerait de s'y rendre.
D'après l'élu tibétain en exil, un haut dirigeant à Pékin l'avait appelé il y a deux semaines de cela pour le « sonder » sur cette idée de visite olympique. Cet élu tibétain n'a pas identifié le dirigeant en question.
Ce geste, selon la dépêche de Reuters, suggère que Pékin cherche à montrer au monde qu'il peut s'entendre avec les dirigeants tibétains suite à un rebond de l'opinion mondiale face à la manière dont la Chine a réagi aux violences au Tibet.
« S'ils veulent inviter Sa Sainteté aux J.O., cela constituerait un grand changement », Khedroob Thondup a-t-il déclaré à l'agence de presse, et, se référant au dalaï-lama d'ajouter: « Je suis certain qu'il l'envisagerait ». (voir Le dalaï-lama n'envisage pas de se rendre aux J.O. sur Le Post par Libre Opinion).
Rappelons que c'est Rangzen et Libre Opinion qui le 25 avril 2008 avaient lancé un appel en faveur de l'invitation du dalaï-lama aux J.O. par Pékin, notamment sur Le Post ("Que Pékin invite le dalaï-lama aux J.O.")
Voici les extraits les plus significatifs de cet appel :
Comme le dalaï-lama est favorable aux J.O. de Pékin et hostile à leur boycottage, pourquoi, dans un geste politique de main tendue, Pékin n'inviterait-il pas le prix Nobel de la Paix 1989 à assister aux cérémonies d'ouverture le 8 août prochain ?
Quel meilleur moyen de décrisper les tensions ! Le dalaï-lama en vertu de ses positions ne saurait refuser. Les Nations n'auraient plus aucune raison de boycotter les cérémonies olympiques ; les athlètes non plus. L'idéal olympique s'en verrait grandement exalté. Le CIO retrouverait la face. La communauté internationale et tous les Chinois pourraient vivre ce grand événement mondial, si important pour la Chine, dans la liesse.
Comme les J.O. se déroulent en dehors de toute perspective politique ou partisane, aucune prise de position politique n'aurait lieu publiquement de la part d'aucune des parties. Le dalaï-lama pourrait, comme l'a donc déjà fait maintes fois, se féliciter de la tenue des J.O. dans la capitale de l'Empire du Milieu. Et Pékin de lui répondre que la Chine se félicite de son soutien. Et vive le sport !
En cette occasion solennelle, une photo de famille pourrait être faite en présence de tous les délégués de toutes les Nations. Vive le sport, vivent les Jeux olympiques.
Des contacts discrets entre Tibétains et Chinois pourraient jeter les bases d'entretiens futurs plus politiques. Sans engagement formel.
Ce serait un premier grand pas vers une réconciliation et un réel dialogue. La Chine apporterait la preuve de la sincérité de ses engagements.
Bien entendu, un second grand pas dans ces relations préliminaires placées sous le signe du bon vouloir, serait de permettre au dalaï-lama de se rendre à Lhassa et de visiter librement le Tibet. Quelle acclamation dans le monde entier !
Là aussi, il n'y aurait aucune intervention politique publique. Pas de discussions officielles sur une « autonomie » élargie. Et il serait étonnant que les Tibétains en vinssent à saccager les boutiques chinoises en présence de leur chef spirituel bien-aimé qui pourrait vanter les bienfaits de la non-violence pour la paix sociale partout sur la planète.
Des équipes de journalistes du monde entier pourraient suivre ce voyage, disons-le bien, extraordinaire et montrer combien le Tibet se développe et combien les Tibétains y sont heureux, épanouis, prospères.
Dans le cadre des conversations entre émissaires tibétains et représentants chinois, des fondations privées pourraient apporter leurs bons offices. Sur le thème du développement durable, de la paix sociale, du bien-être public. De la bienfaisance.
En fait, le dialogue n'est rompu, officiellement, entre la Chine et le Tibet que depuis moins d'un an, lit-on dans le journal Le Monde ce soir. Dixit le quotidien du soir, depuis Dharamsala en Inde, les Tibétains négocient depuis 2002 avec des responsables chinois. Les derniers entretiens directs et officiels remontent à juin-juillet 2007. Les canaux ont été rouverts suite aux émeutes déclenchées au Tibet à partir du 10 mars dernier. très bien. Où cela bloque-t-il encore ? De toute évidence, ce qui manque le plus aux deux parties, c'est un bon conseil en communication. Des décennies durant, le « dialogue » s'est résumé à un dialogue de sourd. Et il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
"On voit mal en quoi vont consister les négociations", s'exclame Bruno Philip dans Le Monde. Certes, les pires invectives ont fusé du côté de Pékin et le dalaï-lama, du sien, n'a cessé de dénoncer le « génocide culturel » dont serait victime son peuple.
Mais que Pékin invite le dalaï-lama aux J.O. et organise son retour au Tibet. La sincérité de la Chine frappera l'opinion mondiale qui reconnaîtra, unanime, que, oui, la Chine méritait les J.O. La glace se rompra d'elle-même. Et après le dégel, devant l'approbation de la Communauté internationale emportée par l'élan olympique, les conversations s'étofferont d'elles-mêmes. L'Union européenne, par exemple, pourrait y insuffler un supplément d'enthousiasme.
Nicolas Sarkozy est-il prêt à appuyer une telle initiative à quatre mois des J.O. ? L'Union européenne sera-t-elle disposée à le suivre sur ce chemin du dialogue et de la réconciliation ?
Nicolas Sarkozy sera bientôt président de l'Union. Les cartes sont entre ses mains. Que notre Bling-bling national dépêche Thierry Saussez, son conseil en communication. L'homme, rompu au jeu politique, aura peut-être moins de mal avec les Tibétains et les Chinois qu'avec les éléphants de l'UMP, d'un côté, et, de l'autre, les jeunes loups (sans robe de moine) du gouvernement de François Fillon !
Rangzen avec Libre Opinion.
Le dalaï-lama en France du 13 au 23 août 2008 posté le mercredi 21 mai 2008 17:30
Le dalaï lama se rendra en France du 13 au 23 août pour notamment dispenser ses enseignements à Nantes (du 15 au 20) mais "aucune rencontre n'est prévue" pour l'instant avec les autorités françaises, a indiqué mardi le bureau du Tibet à Paris.
Le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris Wangpo Bashi avait indiqué en mars que le dalaï lama arriverait en France le 15 août à l'occasion d'une visite prévue à l'origine en juillet 2006 et reportée pour des raisons de santé.
"Pour le moment aucune rencontre n'est prévue, aucune proposition de rencontre n'a été formulée au niveau du gouvernement et de l'État français", a précisé Wangpo Bashi, soulignant que rien n'est exclu mais que le dalaï lama a un "emploi du temps très chargé". Source : 20 minutes.fr
Comme cette visite dite « pastorale » se produira au beau milieu des J.O. de Pékin, on comprend l’embarras des autorités républicaines. Les projecteurs vont être braqués sur le leader spirituel et ses moindres faits et gestes soupesés à l’aune de la virulente querelle qui l’oppose au régime communiste chinois - notamment depuis les émeutes au Tibet en mars dernier.
Mais, quoi qu’il en soit, nul doute que Bertrand Delanoë trépigne d’impatience de recevoir son citoyen d’honneur à la mairie de Paris. Pas de chance cependant; voilà, c’est les vacances, sacrées en cette période estivale.
Ami de longue date, Bernard Kouchner désirerait fêter le Saint Homme au Quai d’Orsay, si ce n’étaient les convenances diplomatiques: le dalaï-lama n’est pas le Colonel Kadhafi et n’a pas droit aux mêmes égards. Pékin pourrait prendre la mouche et son régime est, dit-on, responsable d’1.2 million de morts au Tibet sans parler des dizaines de millions de victimes en Chine. Exploits qui forcent le respect.
Ayant avoué - lors de la visite de l’Américaine Nancy Pelosi à Dharamsala, antre du « loup en robe de moine« et « au cœur de bête » comme on dit à Pékin -, qu’elle voudrait bien s’y trouver aussi, Rama Yade, ministresse des droits dits humains, ne pourrait que sauter au cou du prix Nobel de la Paix. Va-t-elle sacrifier ses congés pour autant ?
Reste le locataire de l’Élysée somme toute peut-être disposé à accueillir le célèbre moine himalayen en robe grenat sur le voilier de Vincent Bolloré, mais là, on dirait que Mr Bling-Bling cherche à emmener la cause du Tibet en bateau.
On ne peut gère s’attendre à de provocation de la part du pays des droits de l’homme sachant qu’en dépit de l’omerta respectée dans l’hexagone, l’affaire des Frégates Lafayette poursuit son inexorable cours avec l’audition de très hautes personnalités à Taiwan, l’île dite « rebelle » considérée par Pékin comme partie intégrante de la Chine avec laquelle les nouveaux dirigeants locaux désirent se rabibocher.
Il ne faudrait pas que « nos amis chinois », dixit Bernard Kouchner, en vinssent à vendre la mèche et révélassent les noms de hautes personnalités françaises susceptibles d’avoir trempé dans le scandale ….. lié à la sulfureuse « Clearstream Connection » que le pouvoir politique essaye d’étouffer comme il peut.
Rangzen avec Libre Opinion.
Voir Le Point & 20 minutes

